01 CONCEPT
Trace
Developed at Le Wonder, Feu I and Feu II form a series of experimental works that records the invisible stages of making: the pressure of the hand, the absorption of ink, the passage of flame, and the emergence of light.
« Feu I » et « Feu II » forment une série d’œuvres expérimentales qui enregistre les étapes invisibles de la création : la pression de la main, l’absorption de l’encre, le passage de la flamme et l’émergence de la lumière.


02 THEME
Transformation
The work begins with Xuan paper from my studio. These sheets were once the bottom layer beneath several pages used for writing, drawing, and designing. What remains on them are not complete images, but traces: small black dots, stains, watermarks, and fragments of gestures absorbed through the paper. They are residues of works that have already passed through the body.
I later placed these papers on my neon work table, where they became exposed to another process of inscription. During glass bending, the flame, heat, smoke, and movement of the tube left burns and marks across the surface. Fire became a second hand, drawing through accident and intensity.
Here, neon is not treated as a graphic sign or a luminous centrepiece. It is partially concealed behind the Xuan paper, turning into a diffused presence. The light is softened, held back, and filtered through the burned surface, yet it still escapes the frame. This tension between restraint and eruption reflects the conflict at the heart of the work and my practice: between control and accident, discipline and vulnerability, visibility and disappearance.
The visible neon tubes are covered with silicone to create a texture reminiscent of Chinese ink brushstrokes, while borosilicate glass, a material from my neon-making process, forms the frame. The work becomes a layered record of making itself, where paper, fire, glass, and light each preserve a different kind of trace.
Le travail commence avec du papier Xuan provenant de mon atelier. Ces feuilles constituaient autrefois la couche inférieure placée sous plusieurs pages utilisées pour écrire, dessiner et concevoir différentes œuvres. Ce qui y demeure ne sont pas des images complètes, mais des traces : de petits points noirs, des taches, des auréoles d’eau et des fragments de gestes absorbés à travers le papier. Ce sont les résidus d’œuvres déjà passées par le corps.
J’ai ensuite placé ces papiers sur ma table de travail de néon, où ils ont été exposés à un autre processus d’inscription. Pendant le cintrage du verre, la flamme, la chaleur, la fumée et le mouvement du tube ont laissé des brûlures et des marques à la surface. Le feu est devenu une seconde main, dessinant par l’accident et l’intensité.
Ici, le néon n’est pas traité comme un signe graphique ni comme un centre lumineux. Il est partiellement dissimulé derrière le papier Xuan, devenant une présence diffuse. La lumière est adoucie, retenue et filtrée à travers la surface brûlée, tout en s’échappant encore du cadre. Cette tension entre retenue et jaillissement reflète le conflit au cœur de l’œuvre : entre contrôle et accident, discipline et vulnérabilité, visibilité et disparition.
Les tubes de néon visibles sont recouverts de silicone afin de créer une texture évoquant les traits de pinceau de l’encre chinoise, tandis que le verre borosilicate, matériau issu de mon processus de fabrication du néon, forme le cadre. L’œuvre devient ainsi un enregistrement stratifié de sa propre fabrication, où le papier, le feu, le verre et la lumière préservent chacun une forme différente de trace.




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